ET SI ON GOÛTAIT #4

Après mon dernier post sur Instagram et ses petites dérives, qui semble vous avoir plu et suscité pas mal de réaction, j’ai eu envie d’écrire sur la réussite.

Fût un temps où lancer sa boite était perçu comme très risqué, en marge de la tendance. Aujourd’hui, c’est l’inverse. J’ai la sensation que si on n’a pas lancé sa start-up avant ses 30 ans, on a un peu raté sa vie. Créer son entreprise est devenue LE TRUC tendance du moment, et par certains côtés, c’est tant mieux, car on trouve plus facilement des informations, des aides, et l’enthousiasme de nos proches et clients. Mais cela ne corresponds pas à tout le monde, rappelons-le, donc pour ceux qui sont en CDI et qui y sont bien, ne commencez pas à culpabiliser. 

Quand je me demande si j’ai réussi, je peux aujourd’hui répondre un grand Oui. Si pendant des années mes proches ont pu m’entendre dire « j’ai rien fait de ma vie », je me rends compte que j’ai fait ce que je devais faire, et que j’ai trouvé ma voie.

La réussite est d’abord une question d’être à sa place. Pendant longtemps, je n’avais pas l’impression de réussir, même si je faisais beaucoup de chose, simplement parce que je ne faisais pas ce pour quoi j’étais vraiment faite. Je ne me rendais pas compte de ce principe, j’étais donc quasiment tout le temps frustrée de ma vie professionnelle, alors qu’elle était bien remplie. 

Aujourd’hui, j’arrive à dire que j’ai réussi. Encore une fois, ça ne s’est pas fait en un claquement de doigts, et si je peux dire cela aujourd’hui, c’est qu’un jour, j’ai commencé à écrire mon projet de vie professionnelle. Dans ce projet, j’ai listé ce qui était important pour moi. Il en est ressorti que ce dont j’avais besoin avant toute chose, c’est de liberté. Liberté d’action, d’horaires, d’esprit…Plus que la rémunération, la liberté est mon besoin N°1. En N°2, un besoin très fort de reflexion et de projets créatifs. En N°3, être entouré de personnes avec qui partager mes projets, mes ambitions, mes joies et mes peines. En N°4, enfin, avoir une rémunération qui me permette de vivre correctement. 

Vous voyez, c’est important de faire ce travail de priorité tous les ans. Ça va vous aider dans de nombreuses prises de décision. Si votre objectif N°1 est de gagner 5000 euros/mois, vous n’allez sans doute pas faire les mêmes choix que si votre besoin premier est de passer plus de temps avec vos enfants. 

Il est parfois un peu plus difficile de savoir si l’on a réussi. Être indépendant, c’est souvent être seul, et on a vite fait de tourner en rond avec soi-même, en ne sachant plus trop où on en est.

Pour cela, j’ai mis en place des outils et astuces très simple, car le quotidien d’un entrepreneur peut vite se transformer en une succession de stress, d’inquiétude, doublé d’une impression de ne pas avancer.

C’est aussi carrément valable pour les personnes qui travaillent en entreprise, bien sur. 

Avec mes quelques années d’indépendante, j’ai remarqué plusieurs symptômes qui peuvent nous gâcher la vie, et vous faire oublier ce que l’on est en train de réussir. Car souvent, on réussi, sans s’en rendre compte ! 

Voici mes astuces et conseils :

REGARDER EN AVANT et AVOIR DES OBJECTIFS

Chaque début d’année, je prends le temps de rédiger mes objectifs pour l’année à venir. Quand j’étais salarié en entreprise, ce genre d’objectifs ne me motivait pas trop (disons qu’il me semblait avoir trop grand décalage entre les objectifs demandés et la gratification associée. Cela me semblait être souvent du flan, ou alors uniquement lié à des chiffres qui ne me semblaient pas concrets, parce qu’en tant que graphiste, c’est assez difficile de mesurer votre impact dans les ventes. Quoique, j’aurai aimé qu’il y ai un outil qui mette en relation les ventes des produits par rapport à la graphiste qui a réalisé le dessin). Maintenant que je suis indépendante, je trouve essentiel de rédiger des objectifs pour les années à venir. 

Me concernant, les objectifs sont à plusieurs niveaux. 

Les objectifs financiers

C’est très important, et voici pourquoi :

-quand on créé une entreprise, c’est pour être rentable, et générer du BÉNÉFICE. On ne se lance pas dans l’entreprenariat pour occuper ses soirées et ses week-end, on est là pour gagner sa vie. On a tendance à trop souvent l’oublier, et pire encore, on oublie souvent le principe de l’augmentation, ou de prime, alors que quand on est salarié, cela nous parait justifié de demander une augmentation ou de recevoir des primes. Pourquoi ne le ferions-nous pas en indépendants ? Je prends donc le temps, fin décembre, de regarder mon chiffre d’affaire sur l’année, et de me fixer  de nouveaux objectifs financiers, afin d’augmenter mes revenus et les investissements. Sur le sujet des investissement, c’est très important de se demander de quoi aurons nous besoin pour améliorer notre travail et la qualité de vie au bureau durant la prochaine année. Un nouvel objectif photo ? Une imprimante ? Tout cela doit être quantifié et chiffré, et le tarif que vous allez appliquer à vos clients sera ajusté en fonction. Si au tout début de mon activité d’indépendantes je facturai 300 euros la journée, j’ai depuis augmenté mes tarifs car mes charges et mes besoins, et mon expérience, ne sont plus les mêmes. 

Se donner un objectif financier pour l’année permet d’avoir un but et nous aide donc à piloter son entreprise. Cette histoire d’objectif, c’est comme conduire une voiture sans point d’arrivée et sans GPS ou conduire avec un point de chute et des étapes clés.

Et oui, car se fixer des objectifs va vous obliger à mettre en place des outils pour les atteindre. Si vous ne faites pas ce travail, vous allez vous levez tous les jours avec le risque des montagnes russes émotionnelles ; vous signez un contrat ? Youpiiii, ça vous soulage de savoir qu’un peu de trésorerie va rentrer. Vous ne signez rien ? C’est l’angoisse totale. Alors que si vous tenez à jour un tableau avec votre objectif pour chaque mois, vos rentrées d’argent, vos frais, charges et dépenses, vous savez au jour le jour où vous en êtes, et donc si vous devez paniquer. Si vous voyez que votre chiffre d’affaire n’est pas au rendez-vous, c’est beaucoup plus facile de se dire « ok, je dois décrocher tant de contrats pour valider mes objectifs », plutôt que de se dire « je sais juste que je dois signer des contrats, mais je ne sais pas combien et de quel montant… ».

Et détail qui n’en ai pas un, avoir cet objectif précis donne en général plus de force à vos négociations. Vous annoncez un tarif avec conviction, et vous savez exactement la marge de négociation dont vous disposez. Ça évite d’accepter tout et n’importe quoi, de mettre ses tarifs au ras des pâquerettes, ou de rester campé sur ses positions.

Les objectifs de formation et d’apprentissage 

Être indépendant, c’est aussi se prendre en main pour évoluer.

Impossible de stagner, il faut être en mouvement, en alerte, en veille. Pour cela, chaque début d’année, je me fixe un objectif d’apprentissage, selon mes moyens. 

Si vous n’avez que peu de moyen, ce n’est pas grave. Avec internet, Youtube et des livres, on peut apprendre beaucoup. Chaque début d’année, demandez vous dans quel domaine vous avez envie de progresser. 

C’est peu être un sentiment personnel, mais j’adore apprendre ! Pour moi, une journée réussie, c’est une journée où j’ai appris ou découvert quelque chose.

Parfois, juste s’acheter un livre d’un(e) expert(e) dans son domaine suffit à ouvrir de nouveaux horizons. Mais c’est très important de prendre ce temps. Pour moi, un indépendant, c’est quelqu’un en mouvement, tout le temps. Comme dirait Philippe Bloch, « c’est quand une entreprise va bien qu’il faut la faire changer ».

REGARDER EN ARRIÈRE-FAIRE LE BILAN

Très important, regarder par-dessus son épaule, et admirer le chemin parcourue. 

Je suis entourée d’indépendant(e)s qui sont souvent exigeants avec leur quotidien, ne pointant que les points à améliorer. C’est bien, mais il faut aussi de temps en temps regarder tout ce que l’on a fait, d’où on est parti. Quand je regarde tout ce que j’ai fait durant ces 10 dernières années, je me dis que j’ai eu presque 3 ou 4 vies ! Quel chemin parcourue depuis mes études de designer textile. Prenez vous aussi ce moment pour dérouler l’histoire, et vous féliciter de tous les projets que vous avez réalisé, les essais, les échecs (et oui, ils comptent aussi !). Souvent, on oublie, on minimise. Alors que c’est si bon de voir que l’on avance ! Chacun à sa vitesse, chacun à sa manière, mais voir son objectif être plus proche aujourd’hui qu’il a 5 ans, ça booste !

Reprendre conscience que nous sommes passé au dessus de certaine difficultés, ça nous permet de se dire qu’on réussira à passer de celles qui vont arriver !

ALORS RÉUSSIE OU PAS ?

Pour finir cet article, je vous dirais que la notion de réussite est très personnelle. Faites vous confiance, vous êtes le(a) mieux placé(e) pour savoir si vous êtes sur la bonne voie.  

Sur ces bonnes paroles, et si on goûtait ?!

LE FINGER CHOCO-ROCHER

Faire le biscuit chocolat léger :

  • 120 gr de pâte d’amande
  • 55g de jaunes d’oeufs
  • 45 gd’oeufs entiers
  • 65G de blancd’oeufs
  • 65 g de sucre inverti
  • 25 gr de farine
  • 20 g de cacao en poudre
  • 25 g debeurre

Au batteur muni de la feuille,
travailler la pâte d’amande,
doucement en ajoutant les
jaunes d’oeufs, puis les oeufs entiers, et monter le mélanger.
A l’aide d’un fouet, monter les blancs en neige, avec le sucre inverti, pour obtenir une meringue. Incorporer la meringue dans le mélange précédent, puis la farine, et le cacao.

Terminer avec le beurre fondu. Etaler finement, et cuire à 170°C, 15 min. Une fois cuit, et refroidit, découpez le biscuit avec un emporte-piève en forme de rectangle arrondie au bout.

La ganache

  • 60g de CRÈME LIQUIDE ENTIÈRE,
  • 50g de chocolat CARAÏBE 66%
  • 40 gr de praliné noisette

Porter à ébullition la crème.
Verser délicatement 1/3 de ce mélange chaud au centre du chocolat, préalablement fondu, en décrivant depetits cercles à l’aide d’une spatule.  Mélanger énergiquement pour créer un noyau élastique et brillant. Répéter cette opération 2 fois.  Ajouter le praliiné et mélanger. Conserver à température ambiante. Quadn elle commence à cristaliser, déposer de la ganache sur un biscuit, puis recouvrir d’un autre biscuit. Faire prendre un peu au frais et faire cela avec tous vos biscuits.

Glaçage rocher

  • 250g de chocolat lait
  • 40g d’huile de pépins de raisin
  • 60g de pralin

Faire fondre le chocolat lait, y ajouter l’huile de pépins de raisins, puis le pralin.
Déposer vos petits gâteaux sur une grille, et versez le glaçage dessus. Faites vibrer la grille pour faire couler un maximum de glaçage. Avec une spatule, décoler vos gâteaux et déposez-les dans votre plat de présentation définitif. 

La ganache montée

  • 150 g de chocolat au lait40%
  • 260 g de crème liquide entière 35%
  • 110 g de crème liquideentière 35%

Faire chauffer les 110 g decrème liquide.
Faire fondre le chocolat aubain-marie et faire chauffer la crème.

Verser la crème liquide en trois fois sur le chocolat fondu, et mélanger énergiquement avec une maryse pour obtenir une belle ganache.

Ajouter alors les 260 g decrème liquide froide. Placer au frais pendant au moins 3 heures. Elle doit absolument être à moins de 5 °C pour être montée.

Placer alors la ganache dans la cuve du robot (elle-même bien froide) et commencer à fouetter à vitesse moyenne. Augmenter un peu la vitesse, mais pas de trop.
Vous devez obtenir une belle mousse qui se tient.
Attention à ne pas trop monter la ganache, au risque de la faire trancher. Placez-la dans une poche à douille et pochez-là sur vos finger ! MIAM !

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