ET SI ON GOÛTAIT #3

COMMENT INSTAGRAM A FAILLI ME RENDRE DINGUE

Parfois, je me sens en dehors de la course. En dehors de la course effrénée que tout le monde, ou presque, semble mener. Les réseaux sociaux me semblent prendre une place démesurée dans nos vies professionnelles, et …personnelles.  Pour parler de ce sujet, je vous propose une recette de cake aux agrummes, très simple, et dont la recette est de Claire Heitzler. 

cake aux agrumes recette Claire Heitzler

C’est un sujet qui revient quasiment toutes les semaines dans des conversations que j’ai avec des entrepreneurs, des marques, des clients…Instagram semble monopoliser toute l’attention, c’est la nouvelle jauge pour mesurer sa réussite, son bonheur, son salaire, mais plus important aussi, une certaine légitimité. J’écoutais des podcast cette semaine (j’en écoute une dizaine de différents, sur des sujets très variés) et j’ai été frappé de voir que quasiment dans tous, à un moment donné, le compte Instagram de l’invité est cité, son nombre d’abonnés, et plus subtil, c’est le ton et la façon de présenter le nombre d’abonné qui m’a interpellé : « 60 000 abonnées sur Instagram, quand même ». Instagram et la réussite sur les réseaux sociaux semble exercer une fascination sans fin sur beaucoup de personnes, mais fort heureusement, il y a aussi une grande partie de la population pour qui Instagram ne représente rien, ou juste une jolie galerie d’images à regarder. 

Est ce que l’on est moins crédible dans son domaine si l’on ne possède pas de compte Instagram, ou pire, si l’on en possède un qui n’explose pas les compteurs ? Dans une certaine branche de métier et de milieu, il semblerait que posséder un compte Instragram soit un essentiel pour montrer que l’on est en activité. Je me souviens très bien que j’ai été un peu déroutée, quand je suis allé remettre mon trophée au nouveau gagnant de cette saison du Meilleur Pâtissier, du nombre de personnes qui m’ont demandé d’un air mi-inquiet mi-curieux « Mais qu’est ce que tu deviens, on ne te vois plus sur les réseaux sociaux ? ».

En effet, après la finale du Meilleur Pâtissier, je me suis retrouvée avec un compte Instagram avec quelques 10 000 abonnés. J’en étais très flattée, c’était très agréable de me dire que toutes ces personnes me soutenaient, avaient envie de me suivre pour la suite de l’aventure. Dans la réalité, le mois de janvier à marqué le début d’une course incroyable au travail de plusieurs mois: monter le studio, faire les travaux, lancer le crowfounding, finir les travaux, tourner les premières vidéos pour mes clients, enchainer les séances de dédicaces, enchainer les démonstrations sur les salons, assurer les ateliers à La Boutique à Pâtisser…Concrètement, ma vie allait à 100 à l’heure, j’avais très envie de vivre ces moments là à fond, et je n’avais absolument pas le temps de me poser pour faire des stories, ou de belles photos pour alimenter ce compte instagram et montrer combien ma vie était palpitante. Car alimenter un compte Instagram prends un temps de dingue, surtout quand on recherche un sens esthétique, que l’on veut créer une unité graphique, qu’il se dégage un univers bien construit. J’ai donc, après le Meilleur Pâtissier, saboté moi-même ma réussite Instagramesque, en ne publiant aucune photo ou presque, en boudant les stories, et en faisant quasi de même sur Facebook. Instagram est une mayonnaise; quand on sent qu’elle commence à prendre, il ne faudrait pas cesser de fouetter. Bien au contraire, il faut fouetter plus fort, et ajouter de plus en plus d’ingrédients. Pour la métaphore, je suis en train de vous dire qu’Instagram est un monstre très gourmand, et pour qu’un compte grossisse bien, il faut publier beaucoup, de manière rythmée (et surtout de qualité !), et plus embêtant, se montrer soi-même (ou mieux, son enfant ! L’enfant, le bébé, son couple, les trucs les plus bankables du net !). Il y a des personnes pour qui tout cela semble naturel, mais quand j’ai moi-même essayé de faire des stories pour montrer mon quotidien professionnel, je me suis heurté à cette question « Est-ce-que ce moment est suffisamment intéressant, riche de contenu pour mériter que je le partage ? ». Pourquoi j’aurai tant besoin de montrer à toutes ces personnes que je suis en train de faire ? ». La plupart du temps, la réponse venait d’elle même. Pas assez intéressant, je zappe l’idée de faire une stories, et je profite de vivre le moment présent. 

INSTAGRAM N’EST PAS LA JAUGE DE VOTRE RÉUSSITE

Si j’écris cette article aujourd’hui, c’est que j’ai reçu et eu des dizaines de conversation du type « comment avoir plus de followers ? », « mon compte Instagram ne décolle pas, je suis nul(le) ? », et que j’ai rencontré beaucoup trop de personnes pour qui c’était plus qu’une inquiétude, une vraie remise en question de leur réussite (La réussite, un autre gros sujet de « Et si on goûtait ? » !), et surtout un vrai stress au quotidien.  S’il y a bien une chose que j’ai apprise cette année, c’est qu’Instagram, c’est un superbe outil de communication, une super vitrine pour montrer ce que l’on est capable de faire, mais en aucun cas cela ne traduit votre niveau de bonheur, le niveau de votre salaire, ni votre réseau professionnel. Naïvement, en débutant sur Instagram, je pensais que plus on avait d’abonné, plus on allait bien gagner sa vie, et plus les marques seraient prêtes à investir sur votre profil. Non. En fait, cela n’a quasiment aucune corélation, pour les petits comptes comme le mien. La seule qui existe, c’est qu’Instagram peut vous ramener des clients, parce que des personnes se rendent compte que vous faites un travail de qualité. Des vrais clients. Qui vous payent. Ce qui est déjà incroyable ! Instagram est donc une carte de visite en plus dans votre porte-feuille. Vous serez étonné de savoir le nombre de personnes qui sont surprises d’apprendre que je gagne ma vie…Sans Instagram. Enfin, que ce n’est pas Instagram qui me fait vivre. 

POURQUOI JE REGARDE INSTAGRAM DE LOIN

Au début, quand je publiais sur Instagram, je me suis fait avoir comme tout le monde. Je voulais toujours plus de likes, toujours plus d’abonnés. Je me disais que si mon travail était bon, cela devrait aller en augmentant. On publie une photo, et on passe l’heure qui suit à checker le nombre de likes, les commentaires, comme on prendrait un shoot de drogue (je ne me suis jamais drogué, mais c’est vraiment l’impression que j’ai eu !). Pire, on va voir les comptes des copines, on regarde leur scores. On se sent nulle, avec notre pauvre petit compte qui reste figé à ses 13 000 abonnés. Et puis un matin, j’ai décidé, stop, c’est fini. Je vais regarder ce manège dans l’autre sens. Parce que cette course à toujours plus n’a pas de fin, et elle est épuisante. Et surtout, elle n’a que peu de sens. J’ai l’énorme chance d’être majoritairement entouré de personnes qui n’ont pas Instagram, qui s’en fiche totalement, et donc cela me conforte à ne pas changer de mode de vie, et à ne pas laisser Instagram rentrer dans ma vie personnelle. Je refuse aussi de me laisser trop apater par ce système qui se sert de notre soif quasi infinie de reconnaissance, ce système qui vient titiller notre égo, car tout le monde (ou presque !) aurait du mal à refuser à cet appel à devenir connue et célèbre ! Mais avec le recul, que mon amoureux, ou une amie, ou une personne qui me suit sur les réseaux me dise que ma recette est belle et bonne, la teste, et prenne le temps de m’écrire, ça, ça vaut tout les likes du monde.

Comment se détacher de ce cercle infernal ?

Au lieu de me dire « seulement 400 personnes aiment ma photo ? », je me dis « Immagine, 400 personnes dans le bureau qui te disent ; trop cool ton dernier article de blog ! ».  Là, tout de suite, cela prend une autre dimension, et une autre valeur.

Deuxième constat, arrêter de considerer Instagram comme la jauge de notre valeur personnelle. Entre les algorythmes qui font que tous les abonnés ne voient pas nos publications, le fait que tout le monde soit innondé d’images, il faut absolument arrêter de se dire que si on a peu de likes, c’est que l’on est mauvais. J’en reviens à ce que je disais plus haut, il faut prendre Instagram comme une vitrine, pas comme le dieu tout puissant qui vous dicte votre taux de réussite et votre valeur. 

Les partenariats, et les invitations à des évènements de la part des marques.

Alors, ça, c’est le LE sujet délicat. Mais allons y franchement. Commençons par les partenariats, ou envois de produits. Quand on commence à avoir un compte Instagram assez conséquent, les marques sont très intéressés de vous envoyer des produits, pour que vous en parliez à votre communauté. Nous, pauvres de nous, très flattés que notre talent, notre univers si exceptionnel soit remarqué d’une marque, au début on dit « oui, ho oui, ho oui, génial ! ». Laissez moi vous expliquer pourquoi je refuse 99% des propositions que l’on me fait. Prenons une marque, qui envoie une plaquette de chocolat à des instagrameurs. Ces derniers, flattés d’avoir reçu un cadeau, et sans doute aussi dans l’espoir qu’un jour la marque les contacte pour un contrat rémunéré, s’empresse de faire une jolie photo, de la retoucher un peu, et de la publier. Tout cela, sans toucher un centime. Et la marque, qu’est ce qu’elle y gagne ? Une campagne de publicité gigantesque. En ayant simplement déboursé le prix de l’envoi et du produit. Une goutte d’eau dans son budget de communication. Et nous, petit instagrameur, ça nous aura pris au minimum deux-trois heures de travail. Non rémunéré. Car, je le rappelle, se faire payer en boite de thé, plaquette de chocolat, ou autre, n’est pas une rémunération. Et qu’on se le dise, plus ce système est adopté par les personnes qui débutent (ou pas ) sur Instagram, en quête de reconnaissance (c’est tellement cool et valorisant de montrer à sa communauté qu’une marque vous a fait des cadeaux !), moins les marques vont prendre l’habitude de consacrer des budgets à ce type de campagne. Et ça, ça m’insupporte. 

En fait, j’ai l’impression que ce problème est exactement le même que quand j’étais graphiste avec des gros groupes qui lançaient des appels à projets, des concours, pour faire faire des affiches à des illustrateurs. L’argument principal étant la « visibilité » et la belle ligne sur le CV. Alors que la réalité, c’est que ces marques se font faire une affiche GRATOS. Évidement, les premiers candidats sont souvent les étudiants et les débutants. 

Quand on est indépendant, on se fait avoir une ou deux fois. Mais pas plus, quand on commence à se rendre compte du temps que ça nous prends et que le retour financier est de zéro. Car je le rappelle, quand on a une entreprise, le but, c’est de dégager du bénéfice.

Et puis, il y a aussi ce point tellement important: je veux garder mon indépendance, ma liberté, et si je suis honnête, j’ai la sensation  que dès que l’on reçoit un cadeau d’une marque, tout est un peu biaisé. La marque ne nous demande rien, mais implicitement, elle attends qu’on partage son produit sur les réseaux. Si l’on est un peu influençable, on s’empresse de partager cela, de peur que la marque n’ai plus envie de nous envoyer des cadeaux. C’est un ordre, une commande, demandé sous le manteau. Et moi, je n’ai pas envie de me sentir forcée de quoi que se soit. Symboliquement, un cadeau est une offrande qui n’attends rien en retour. Tout l’inverse des cadeaux que nous recevons de la part des marques. 

Vivre le moment présent.

Les évents. Alors, là, c’est le pompom, et c’est sans doute ce qui me fait m’éloigner encore plus de tout cet univers. Voici comment ça se passe: une marque organise tout un évènement autour d’un lancement de produit, ou juste pour valoriser son image. On vous invite gratuitement, et là, c’est toujours pareil, flattée, vous y allez en vous sentant très privilégié, avec la sensation de faire partie de la strate si recherchée des influenceurs. Je suis allé une fois à un évènement de marque, pendant mon congé maternité, parce que je n’avais que ça à faire, et par curiosité. Autant les filles que j’ai rencontré à cet évènement m’ont parue très chouettes, autant l’état d’esprit, le déroulement de l’évènement m’ont fait l’effet de perdre mon temps, de remplir et pire, de créer du vide. Bien placardé au mur, les # à utiliser lors de l’évènement, là aussi, une invitation implicite à partager cela sur les réseaux. Quand au contenu de l’évènement, ce n’est pas compliqué; tout le monde est greffé à son téléphone pour filmer, prendre des photos, et partager cela en live. J’ai senti que l’on était pas là pour apprendre (c’était un atelier de pâtisserie avec Nutella), ni pour échanger en profondeur avec la marque (j’ai plus échangé avec les nenettes très chouettes, ouf, un point positif), ni avec le chef qui donnait l’atelier. Durant cet évènement, j’ai joué le jeu, comme on joue un rôle qu’on a rêvé d’avoir, mais qui en fait est creux à mourir. Pour en avoir parlé avec d’autres copines qui sont aussi allé a des évents, c’est toujours un peu le même cirque. Et ce tour de piste, franchement, je n’ai pas envie de le faire. Ha, et en plus, bien sûr, vous ça vous prend une après-midi, et vous n’êtes pas rémunéré pour aller faire de la pub à cette marque. Well, well, well…

Alors quel partenariats j’ai accepté, suite à ces constats? Comment faire le tri ? Quel sont mes critères ?

cake aux agrumes recette Claire Heitzler

L’HUMAIN

La première chose importante pour moi, quand j’accepte un partenariat, c’est d’avoir une relation particulière avec la marque. Car j’accepte parfois des partenariats non rémunérés, oui, oui ! Le dernier en date, c’est avec Nos Jours Heureux. C’est une boutique de bons produits à Lille, les filles qui ont lancés cette marque m’ont envoyé un mail très sympa. Bref, le courant est passé. Comme je ne pense pas qu’à l’argent, ça ne me dérange pas de parfois faire profiter de ma minuscule notoriété à d’autres personnes. En fait, j’accepte quand j’ai la sensation d’un partenariat avec des personnes plutôt qu’avec une marque. 

Ou par exemple, assez récent aussi, lors de Chefs en Gare, j’ai rencontré Cécile de l’agence Pain/Vin Compagny, avec qui j’ai discuté, et sympathisé. Elle m’a proposé de m’envoyer un colis des produits Cluizel (une gamme de chocolat pour les pros), pour que je puisse les tester. J’ai accepté, je les ai d’ailleurs utilisé (ils sont tops !), j’ai regardé le catalogue pro, et sans doute que je passerai une commande à mon retour de congé maternité. Ici, on ne peut pas vraiment parler de partenariat, c’est plus une relation professionnelle, puisque je compte devenir cliente de leur gamme pro. Ils m’ont aussi invité à un évènement avec Phillippe Conticini, auquel je serais bien allé, car le contenu me semblait cohérent et de qualité. 

LA COHÉRENCE 

J’ai reçu des tas de mail de marques de cosmétiques me proposant de recevoir des crèmes, des gommages, des soins pour les cheveux…Franchement, moi qui montre ma tête sur les réseaux sociaux une fois par mois, vous me voyez vous faire l’article d’une crème de jour ? Ce n’est pas mon métier, et même si j’adore le maquillage, je garde ce genre de discussion pour avec mes copines ou mes frangines. 

COMMENT FAIRE D’INSTAGRAM UNE ÉCHAPPÉE AGRÉABLE ?

La première chose à faire, c’est de se détacher des chiffres, et de prendre du recul, pour (re)trouver le plaisir à publier. Si on publie et si l’on créer du contenu juste dans le but d’amasser des likes et des followers, ce n’est pas vivable, et ça ne marchera pas.  Si les longs mois pendant lesquels je n’ai pas publié m’ont fait perdre beaucoup d’abonnés, j’en suis très heureuse. Après le meilleur pâtissier, j’étais juste innondé ( des centaines et des centaines) de message privé de type « viens t’abonner à mon compte, c’est mon rêve », « s’il te plait, envoie moi une vidéo de toi pour me souhaiter un joyeux anniversaire », « t’es la plus belle » de la part de jeunes enfants et adolescents. Si cela me faisait très plaisir d’avoir pu toucher ces enfants, j’étais en revanche très loin d’être en phase avec cette façon de communiquer. Passer mon temps à envoyer des coeurs et des vidéos pour faire coucou, très peu pour moi. J’avais donc tout un public de fan, adorable, mais qui je le savais, ne correspondait pas du tout à ce que j’avais envie d’écrire et de faire par ici sur le blog. Laisser de long mois s’écouler sans rien publier a donc fait le tri dans mon audimat, et j’ai aujourd’hui une petite communauté Instagram très proche de mon univers, beaucoup de personnes qui sont venus faire un atelier, qui me demandent des conseils, avec qui s’est construit un véritable échange, et aussi de belles amitiés. Ça, ça a de la valeur !

Se foutre totalement des diktas de publications. Il est communément admis qu’il y a des jours et des heures où il est bon de publier, car plus de personnes sont succeptibles de liker votre photo. J’ai décidé de ne pas regarder les statistiques de mon compte, et de publier quand j’en ai envie. Alors oui, parfois, on ne sait pas pourquoi, une photo remporte tous les suffrages, et d’autres font des flops. Et alors ? Ça ne m’empêche pas de dormir !

Re-considérer Instagram comme un album photo que l’on partage.  En fait, la raison d’être d’Instagram à ses débuts ! Je passe beaucoup de temps à choisir soigneusement dans quel ordre je vais publier mes photos sur Instagram, car derrière une publication, il y a plusieurs heures de travail, et ce temps investi m’est précieux. Ce que je fais sur le blog, les recettes, la constrcution de cet univers, mes dessins, je le fait pour moi, comme un capital que je construit pour plus tard. Par expérience, je sais qu’un blog est un outil précieux, et Instragram est une ramification de ce blog. Et le blog est une ramification de mon travail, tout doit être cohérent, vous voyez ! J’aborde Instagram comme un défi esthétique, et non plus numéraire. Comme j’ai plein de projets en tête pour les années à venir, je considère mon blog comme une bibliothèque dans laquelle je pourrais venir piocher des idées. Si je me démène tant en ce moment pour vous proposer autant de recettes, c’est pour me faire la main, pour construire ces fondations esthétiques, conceptuelles et culinaires. C’est un super exercice pour savoir de quoi j’ai envie, et Instagram n’en est qu’un relai visuel.

LES LIENS À LIRE, CAR JE NE SUIS PAS LA SEULE À COGITER SUR CETTE THÉMATIQUE .

Eléanore Bridge, une blogueuse que j’adore, et qui explique pourquoi perdre des abonnés sur Instagram a été une bonne chose pour elle, et comment elle a pris du recul : 

https://www.leblogdelamechante.fr/blog-mode/podcast/jutilise-instagram-business-ligne/h

Dans un style différent, mais très intéressant aussi, Marie, la Youtubeuse avec plusieurs millions d’abonnés, explique pourquoi elle va refuser de recevoir des produits en 2019 :

ET AVEC TOUT ÇA, SI ON GOUTAIT ?

cake aux agrumes recette Claire Heitzler

LA RECETTE


Pour 8 petits cakes :

  • 75g de pâte d’amande (de chez Valrhona, la meilleure)
  •  200g de sucre semoule
  • 20g de trimoline, que vous pouvez remplacer par du miel
  •  250g d’oeufs
  •  160g de farine
  • 400g d’agrumes de votre choix: clémentine, citron, orange, main de bouddha…
  • 4g de levure chimique
  • 85g de beurre
  • 60g de crème fleurette entière. 
  • Pour la déco, des zestes d’agrumes, et si vous le souhaitez, ce glaçage.


Préchauffer le four à 160°. Dans la cuve du robot muni de la feuille, ou d’un batteur électrique, mélanger la pâte d’amande, le sucre semoule et la trimoline (ou le miel). Ajouter les oeufs petit à petit pour obtenir un mélange homogène. Remplacer la feuille par le fouet et monter l’appareil au ruban. Compter environ 15 minutes. Pendant ce temps tamiser la farine et la levure, beurrer et sucrer les moules, prélever les zestes des agrumes et peser 80g de  leurs jus. Faire fondre le beurre aux environs de 60°, il doit commencer à mousser, y ajouter la crème liquide les zestes et les 80g de jus. Quand l’appareil dans la cuve est au ruban ajouter le mélange beurre/crème/jus/zestes puis incorporer délicatement à la maryse la farine tamisée avec la levure. Verser la préparation dans les moules et enfourner à chaleur tournante 25/35 minutes à moduler en fonction de la taille des moules choisis et de votre four. 

La trimoline, qu’est ce que c’est ? Aussi appelé sucre inverti, c’est un mélange de fructure (le sucre issue des fruits) et de glucose (un sucre issue de l’amidon de maïs, le plus souvent). Très utilisé en pâtisserie professionelle pour donner beaucoup de moelleux aux génoises et autres biscuits. Plus le temps passe, et plus je me questionne sur l’utilisation de ces additifs. Quand j’ai découvert l’effet de ces additifs sur mes pâtisseries, j’ai trouvé ça incroyable, la difference de texture. Mais le temps passant, ça me dérange de plus en plus d’en utiliser. En 2019, je vais serieusement réflechir à suprimer tout cela !

cake aux agrumes recette Claire Heitzler

5 Comments

  1. Je partage énormément ton point de vue. Mais si je peux ajouter mon expérience : je prends du temps pour mon blog (qui est mon travail et me rémunère).
    Donc les photos sont avant tout faites pour le blog, ça ne me prend que 10 minutes tout les 3 jours de poster sur insta et pas plus de travail en amont.
    Je vois effectivement ça plutôt comme une carte de visite qu’autre chose (et franchement ça ramène peu de visiteurs par rapports au like d’un post).
    Après sur les partenariats il y a quand même des marques super chouette (comme Valrhona) qui organisent des trucs super sympa, en petit comité et qui ont un réel intérêt. Mais c’est assez rare effectivement (je refuse aussi 90% des demandes).
    Article très intéressant en tout cas (je me sent moins seul, personne n’utilise ista autour de moi non plus !).

    • merci Maxime pour ton message ! En effet, des marques comme Valrohna sont plus investies à créer du contenu de qualité, et heureusement ! J’aurai du nuancer un peu mon propos peut-être !

  2. Emilie (mimi pastry and the city)

    Merci je me sens moins nulle de n’avoir que 250 abonnés je me disais que j’étais une nullarde et une bonne à rien. Mon domaine c’est la pâtisserie vous vous en doutez mais je n’ose pas mettre mes horreurs car les créations des autres sont tellement belles ils ont des partenariats moi non. Mais au final votre article m’a redonné confiance et m’à donné envie de continuer dans ma droiture et ce que j’aime faire. Merci infiniment Rachel Merci vraiment.

    • bonjour Émilie ! merci de votre message. Cela me touche beaucoup. Vous avez raison, continuez à faire ce que vous aimez, peut importe si ce n’est pas aussi beau que ce que vous auriez voulu, peut importe si vous n’avez pas de partenariats, ce qui importe vraiment, c’est de vous sentir fière de ce que vous faites, d’avancer, et peu importe le nombre d’abonnés.

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