Back to basics, la tarte à l’orange caramélisée

Back to basics : de la pâtisserie, du dessin, des motifs, un blog. Mais ouvrir un blog en 2017, ça sonne déjà has been avant même d’avoir commencé ! Encerclé par les comptes Instagram, les tableaux Pinterest et les chaînes Youtube, les blogs sont maintenant devenus des petites barques qui accompagnent les gros navires. N’empêche, l’autre jour, en lisant et en regardant le blog d’une illustratrice qui parlait du luxe et du temps, je me suis dit que les blogs, c’est encore un espace où l’on écrit. Et ça, c’est un luxe. Et le must du must de ce luxe, c’est ensuite de trouver des gens qui prennent le temps de vous lire. Écrire, si on le fait sincèrement et simplement, reste une grande porte ouverte vers le réel. Ce blog sera une bibliothèque de recettes, de belles photos, sans doute accompagné d’un compte Instagram qui ne refléteront pas l’entière démarche que j’entame aujourd’hui (on dirait que je parle d’une psychothérapie, mais c’est un peu ça !). Je trouve que l’écriture est peut-être une manière plus réelle de se livrer. Je ne peux pas écrire en copiant d’autres blogs, alors que sans doute les photos et les recettes, seront inévitablement inspirés de ce flot continu d’images nettes et parfaites que l’on voit à longueur de journée. Enfin, on se l’impose un peu. On ne devrait pas s’abonner à autant de comptes parfaits !

Pour ce nouveau blog, (car je n’en suis pas à mon premier essai !) j’avais envie de me laisser porter et d’assumer complètement mon côté très fifille de la tendance. Pas que je me pose là comme ça comme une femme ultra branchée (j’essaie de contenir tant bien que mal mon envie de fringues, mais mon compte en banque me rappelle vite à l’ordre), mais soyons honnêtes, je passe un temps considérable dans les magasins de fringues et de déco, et sur Pinterest…Ce qui fait que je suis constamment gorgée de couleurs, de textures, de formes…J’adore ça. Comme un vampire, je peux passer des heures dans les boutiques à tâter toutes les fringues, à flairer la bonne tendance qui va me mettre KO en deux heures (vous avez déjà eu ça vous ? On fait un magasin, on flâne sur internet, et puis bam!, c’est l’invasion. En ce moment, notamment, on est envahi de kaki. C’est simple, y’a du kaki PAR-TOUT. Ce qui va donner lieu, sans aucun doute, à une prochaine recette inspirée de kaki). Donc pour en revenir au pourquoi de ce nouveau blog aujourd’hui, j’ai eu de nouveau envie d’un espace qui remplisse plusieurs critères. Le premier, l’essentiel, celui qui guide ma vie ; faire des gâteaux. Le deuxième, parce que c’est un de mes métier depuis plus de 5 ans, dessiner. Mais cette fois-ci, j’ai eu envie de changer de support. La porcelaine est arrivée à moi, sa texture douce et nacrée a fondue entre mes mains. J’ai eu quelques semaines à tâtonner, mais ça y est, j’ai décomplexée la machine. Au début, j’étais désemparée. La porcelaine cassait, j’ai mis du temps à trouver le bon vernis, à accepter les pertes, à accepter que parfois on se loupe au moment de peindre. Ça me fait tout drôle, moi qui ai passé des années sur photoshop a avoir un droit à l’erreur quasi infini. Face à l’erreur, décidément, Pinterest est notre pire ennemi. Mais le pire du pire. Genre, à la moindre éclosion d’idée, on se jette dessus. Et là, se déverse sous nos yeux un tapis roulant d’idées meilleures, et encore plus sournois, bien mieux réalisées que ce que l’on avait rêvé de faire. Pinterest est un tueur de rêves, un killer de fierté. Ma maison ne sera jamais aussi rangée, mes gâteaux ne seront jamais aussi photogéniques, mon dressing ne sera jamais classé par couleurs et mon potager ne sera jamais militaire. Avec ce nouveau blog, j’ai envie de me laisser un peu aller à la facilité et surtout à la liberté du coup de pinceau imparfait. Après toutes ces années, j’ai eu besoin de retrouver une simplicité dans la démarche. J’ai eu envie de faire des gâteaux et que les personnes qui m’entourent soient heureuses de les manger. Point barre. C’est comme ça, que depuis deux mois, je découpe je gribouille sur des coins de feuilles, puis découpe la porcelaine et je peins. C’est à la fois très maîtrisé et très libre. J’essaie de me faire confiance, de ne pas aller sur Pinterest (celui là alors !!!) quand j’ai une idée de recette ou de tendance. Je vais juste essayer d’embrasser tout ce que je sais faire et tout ce que j’ai appris ces dernières années pour faire quelque chose de lumineux, joyeux…et fleuri, puisque c’est (encore!) le printemps !

Et bien entendu, je vous livre la recette de cette tarte à l’orange en fin d’article. Un vrai délice; le crémeux très frais avec les suprêmes d’oranges viennent contraster avec la croute de sucre caramélisée encore chaude. J’ai adoré et mon entourage aussi !

La recette est tirée du livre « Pâtisserie » de Philippe Urraca,
sans doute un des meilleur livre de recettes que j’ai eu à lire. 
Un condensé de la pâtisserie, avec un mélange de recettes basiques 
et de recettes ultra complexes. Tout ce que j’aime ! 

Pâte sablée à l’amande 
150 g de beurre tempéré 
3 g de sel 90 g de sucre glace 
30 g de poudre d’amandes 
50 g d’oeuf 
250 g de farine tamisée 

Crème d’orange 
70 g de lait 
3 g de zeste d’orange 
60 g de jus d’orange 
50 g de sucre 
40 g de jaunes d’oeufs 
6 g de poudre de flan 
50 g de beurre 

2 oranges pour la garniture 

Faire la pâte sablée : dans la cuve d’un robot muni de la feuille,
verser le beurre, le sel et le sucre glace. Mélanger jusqu’à obtenir 
un mélange crémeux. Ajouter l’oeuf battu. Ajouter la poudre d’amande, 
puis la farine. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène. 
Rassembler en une boule sur le plan de travail, filmer, et mettre 
au frais 1h00 Ensuite, étaler la pâte, froncer un moule à tarte de 18 cm. 
Faites cuire à blanc au four à 180°C, pendant 17-20 min, selon votre four.
Râper les oranges pour en récupérer le zeste. Eplucher les oranges, 
puis lever les suprêmes. Les égoutter sur un papier absorbant. 
Dans une casserole, verser le lait, et les zestes. 
Ajouter le jus d’orange, le sucre, et porter à ébullition. 
Dans un cul-de-poule, mélanger les jaunes et la poudre à flan, 
puis verser ce mélange dans la casserole. Fouetter vivement sur le feu, 
pour faire épaissir la crème, mais sans jamais faire bouillir ! 
Retirer du feu, et mélanger un fouet en ajoutant le beurre coupé en 
petit morceaux. Mixer pour homogénéiser. Faire refroidir la crème au 
frais pendant une heure. Remplir le moule à tarte avec la moitié de la
crème à l’orange, disposer les suprêmes d’oranges et recouvrir de crème.
Entreposer au frais, et au moment de servir, saupoudrer d’une généreuse
rasade de sucre et faite caraméliser avec un chalumeau !

 

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