ET SI ON GOUTAIT #2

ÊTRE FUTURE MAMAN ET ENTREPRENEUSE

Pour cette deuxième édition de « Et si on goûtait ? » j’aborde un sujet plus personnel, à savoir être une future maman et entrepreneuse, ou chef d’entreprise. Sujet qui me semble important mais peu renseigné, car je n’ai pas trouvé beaucoup d’articles récents, clairs, précis, et à la fois sincère sur le fait d’être une future maman et être à la tête de son entreprise.

gaufre du nord vergeoise Meert

VOICI CE QUE J’AURAI AIMÉ SAVOIR !

Comment s’organiser, comment anticiper le congé maternité ?

Pour commencer, je me suis longuement posé la question de savoir si la question d’être future maman et entrepreneuse avait bien lieu d’être, s’il y  avait une vraie différence entre une situation de salariée et de chef d’entreprise. Je me suis demandé si c’était vraiment un sujet interessant à traiter. Et puis j’ai décidé de me faire confiance, et que si j’avais eu toutes ses surprises et interrogations, je ne devrait pas être la seule.

J’ai toujours eu un très fort désir d’enfant, mais j’ai attendu relativement longtemps avant de me lancer, car j’avais besoin d’être allé assez loin dans mes ambitions professionnelles. C’était très important pour moi de me sentir à ma place dans mon métier avant de me lancer dans la maternité. Tant que je ne me lançait pas dans l’aventure d’être maman, je pouvais garder une grande liberté d’action, je pouvais me permettre d’être toujours un peu borderline niveau finance, de tâtonner. Une fois que j’avais vécu ce que j’avais à vivre, je me suis senti prête, et j’ai eu la chance de tomber enceinte au mois d’avril dernier.

J’ai envie de partager avec vous les avantages et les inconvénients d’être entrepreneuse et future maman, car il me semble que cela peut être utile à un bon nombre d’entres vous !

LES AVANTAGES:

-ON SE REPOSE À SA GUISE, OU PRESQUE: pour moi, c’est clairement un avantage incroyable. Au studio, nous avons une salle de pause, et je peux vous dire que je l’ai bien rentabilisé, sans aucun complexe. Les trois premiers mois de grossesse peuvent être ponctués d’une très grande fatigue, et cette dernière est totalement incontrôlable. Les mamans qui ont vécus cela me comprendront, pour celles qui comme moi avant d’être enceinte n’arrivent pas à imaginer (ce qui est normal), c’est comme si vous aviez une massue au dessus de votre tête, qui vous empêche de réfléchir correctement, qui peut vous paralyser dans votre activité.  Quand on travaille en entreprise, c’est un peu difficile de dire à ses collègues « Ciao, je vais en salle de pause dormir pendant une heure ». Même si cela devrait être instauré et admis dans toutes les entreprises, c’est quand même aujourd’hui compliqué d’aller faire la sieste sur son lieu de travail. Quand on est indépendante, on peut se permettre ce luxe !

-ON AMÉNAGE SES HORAIRES; un autre très grand avantage, puisque vous n’avez de compte à rendre qu’à vous même, prendre tous les rendez-vous médicaux pour le suivie de votre grossesse (et il y en a vraiment un paquet !) sera assez simple. Vous n’avez qu’à jongler avec votre emploi du temps, pas besoin de demander à votre supérieur de prendre des après-midi pour allez faire vos cours de préparation à l’accouchement. Psychologiquement, c’est du coup très léger à supporter, pas de boule au ventre pour s’absenter et justifier de votre absence. Aucune culpabilité de faire de votre grossesse une priorité !

-ON AMÉNAGE SES HORAIRES (BIS): et oui, encore, mais cette fois-ci pour s’adapter à son énergie. Au début de ma grossesse, j’avais un grand besoin de dormir. Donc au lieu de m’imposer d’arriver au bureau à 8h30 comme j’en avais l’habitude, je m’autorisais à dormir beaucoup plus. Et le soir, quand je n’en pouvais plus, malgré une sieste dans l’aprem, je ne culpabilisais pas de rentrer plus tôt. Vous l’aurez compris, pour moi, la fatigue a été très grande, mais je m’en suis accommodé ! À l’inverse, à partir du second trimestre, je me sentais en très grande forme, j’en ai profité pour cumuler les contrats, le articles de blog, les ateliers….Tel un petit écureuil, j’ai travaillé d’arrache-pied pour mettre un peu de trésorerie de côté, pour me permettre d’être sereine pour mon congé maternité.

DU TEMPS POUR RÉFLECHIR ET PLANNIFIER: au milieu de mon 8ième mois, j’ai arrêté les ateliers, et tout contrats. Je me suis donc retrouvé avec du temps devant moi, sans avoir envie de le passer à la maison. J’ai trouvé le bon compromis, j’ai arrêté tout travail trop physique, mais je continue à aller au bureau tous les jours, pour m’occuper de mon blog. Dessiner, écrire, et planifier les articles c’est dejà presque un temps plein ! Et je m’occupe aussi de developper des projets pour 2019, qui ne me demandent rien d’autre que d’être assise et de faire marcher ma matière grise. C’est un temps très agréable et précieux que l’on a rarement, qui me sertà tout mettre à plat, et refléchir à l’avenir. Ce mois de parenthèse est absolument génial pour écrire tous mes rêves et projets idéaux. J’en profite pour faire tout ce que je n’ai jamais le temps de faire d’habitude (classer mes recettes en PDF, les completer, compta au carré, ….). Vous l’aurez compris, c’est le moment de se poser et d’en profiter pour optimiser son activité !

-L’APRÈS-NAISSANCE: si le congé maternité est moins long en tant qu’indépendante, et moins bien financé que lorsqu’on est salarié (voir inconvénients), ça me rassure de savoir que je vais pouvoir moduler ce temps comme je le veux, ou presque. Je vais reprendre mes activités au fur et à mesure (d’abord les ateliers à La Boutique à Pâtisser)  une journée par semaine, puis le mois d’après les tournages, shooting photos et autres contrats avec les marques. Cette reprise en douceur me fait du bien, car je me dis que la reprise ne sera pas brutale, moins qu’une maman obligé de laisser son bébé à temps plein quasiment d’un coup (même si bien sur, je sais que chaque bébé a un temps d’adaptation à son lieu de garde). 

-L’APRÈS-CONGÉ MATERNITÉ: quand je travaillais en entreprise, combien de fois j’ai vu des mamans tiraillées entre être présente jusqu’à la fin au réunion ou aller chercher son enfant à la crèche/nounou/école en temps et en heure. Des mamans qui ont la boule au ventre tous les soirs quand il faut partir à 17h30 pour etre à l’heure à la crèche, et à qui on dit « tu as pris ton aprem ? » (déjà entendu plus d’une fois). Pour moi, en tant qu’indépendante, je n’ai pas cette angoisse. Je quitte le bureau quand bon me semble. Il est certain que mes journées de travail vont se réduire (terminé les journées qui finissent à 19H00), mais je vais mettre une nouvelle organisation de travail en place. Mais c’est un vrai soulagement de savoir que je pourrais profiter de ma fille le soir, et d’être libre de mes mouvements, sans avoir de compte à rendre à quiconque. 

LES INCONVÉNIENTS

-Quand vous vous arrêtez, votre entreprise s’arrête de tourner (si vous êtes seule à bord), et donc vous allez cesser de faire du chiffre d’affaire. Dans la mesure du possible, je vous conseille d’anticiper financièrement votre grossesse et d’épargner pour ne pas angoisser d’un éventuel arrêt prolongé, ou juste pour votre congé maternité. Bien sur, et cela arrive, (c’est la vie !) vous pouvez tomber enceinte par surprise, et je vous rassure, il existe des solutions pour ne pas être totalement à la rue, je vous en parle plus bas.

-LA PERTE PONCTUELLE D’AMBITION : durant les trois premiers mois (encore eux !) j’ai été effaré de voir à quel point la fatigue, les hormones, bref comment ce grand chamboulement me faisait perdre TOUT SENS d’entreprenariat. Je n’avais plus aucune ambition, plus aucune volonté de faire des articles de blogs, les ateliers à La Boutique à Pâtisser me semblaient compliqués, et surtout, plus important, plus aucune volonté de faire grandir et progresser mon entreprise. Tout me semblait fatiguant, usant, et pire, sans intérêt. J’ouvrais ma boîte mail, je lisais des demandes de devis, et rien que d’imaginer que je devais faire un devis me semblait une montagne. Je fermais ma boite mail, et je repoussais au lendemain la réponse.

Pour en avoir parlé autour de moi avec d’autres femmes entrepreneuses, elles ont aussi vécu cet arrêt momentané de leur ambition. Je vous rassure, tout rentre dans l’ordre au deuxième trimestre ! Si cela vous arrive, traitez les tâches les plus urgentes, soyez indulgente avec vous même. Je me souviens d’avoir pleuré d’impuissance un matin, car en me levant je me sentais enfin en forme, une bonne journée s’annonçait ! Manque de bol, 1/2 heure après, sous la douche, je faisais un malaise vagal. Retour au lit, une matinée de foutue ! Si cela vous arrive, dites vous que votre corps et votre tête ne peut pas être partout. J’ai vraiment compris que toute mon énergie était consacrée à la fabrication de ce petit être, et que je ne pouvais pas aller contre. J’ai pris mon mal en patience, j’en ai profité pour me faire dorloter. Pas facile  quand on a un profil un peu hyper actif comme le mien, mais on y arrive !

-LE CONGÉ MATERNITÉ ! Alors même si les choses sont en train de bouger, et que l’on tends vers un congé maternité identique entre les indépendantes et les salariées, ce n’est pas encore fait ! Aujourd’hui, si vous êtes indépendante, vous avez droit à 6 semaines de congés (deux semaines obligatoirement avant la date d’accouchement, 4 semaines après), contre 16 semaines en entreprise. Vous voyez tout de suite l’écart ! Une aide est mise en place pour vous aider : voici le lien qui vous explique tout, je ne vais pas tout réécrire, alors que c’est assez clair dans cet article. 

Cependant, ne tombez pas dans le piège de vous dire « coooool, 5700 euros d’aides pour 6 semaines d’arrêt, je suis laaaaarge ! ». Il est fort probable que vous allez devoir, ou que vous avez envie, de vous arrêter plus longtemps. Par exemple, les ateliers de pâtisserie sont une activité très physique, que je ne peux pas mener jusqu’à 15 jours avant mon accouchement ! Je me dois, pour ma santé et celle de mon bébé, de m’arrêter dans mon 8 ième mois. Idem pour après la naissance, je ne me vois pas confier à une nounou mon petit bébé de 4 semaines ! Je ne peux pas prévoir dans quelle forme physique je serais, j’ai donc décidé de m’octroyer un congé maternité de 12 semaines.

Pour être concrete, je m’arrête donc de facturer du mois de décembre à mi-mars. Je reprends une activité mi-mars, mais celle-ci ne sera pas au maximum de son CA avant avril. Il me faut donc prévoir ma situation financière de décembre à avril. 5700 euros /5 mois = 1140 euros. Vous voyez donc l’intérêt d’anticiper et de ne pas tout miser sur le congé maternité. Partir avec 2000 euros de trésorerie personnelle en plus est donc un bon compromis, et c’est ce que j’ai fait !

-IL VA FALLOIR SAVOIR ARRÊTER : clairement, le plus dur pour moi ! L’angoisse du chiffre d’affaire en chute libre, la volonté de bien gagner ma vie pour assurer le meilleur pour ma fille, la volonté de ne pas que mon conjoint se retrouve obligé d’assurer plus de frais, le plaisir que je prends à être active…Difficile au milieu de tout ça d’arrêter son activité. Néanmoins, et cela m’a demandé un gros effort, j’ai parfois pris la décision d’annuler des prestations. J’ai tergiversé, j’ai culpabilisé, mais parfois, il faut savoir dire stop. J’ai notamment annulé un gros contrat pas plus tard que la semaine dernière (à 8 mois de grossesse) avec une prestation de trois ateliers sur toute une journée, avec à chaque fois 24 personnes, et à une heure de route du studio. J’avais à la fois envie de faire cette journée, et à la fois, mon instinct me disait que c’était un peu trop. Savoir s’arrêter, lâcher prise, c’est dur, mais on relative assez vite quand le corps médical commence à vous dire qu’il serait bien de ralentir la cadence, pour l’unique bien de votre bébé. 

L’APRÈS-NAISSANCE: pour le moment, je vous parle beaucoup d’avant la naissance car c’est ce que je connais. Mais si je me mets à la place d’une future maman qui tient un magasin, ou qui doit expédier des commandes, difficile de s’imaginer comment elle peut s’arrêter aussi longtemps que moi. J’ai la chance d’avoir une activité qui me permet de m’absenter quelques mois, mais je serais intéressé d’avoir des témoignages de maman qui n’ont pas pu s’arrêter autant. Ont-elles des astuces pour gérer le bébé et le travail ? 

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MES CONSEILS CONCRETS

 -LA PREVOYANCE: dès que j’ai eu un projet de bébé, j’ai étudié plusieurs contrats de prévoyance, et j’en ai souscrit un. Si avant l’idée d’être arrêté dans mon activité pour accident ou maladie ne m’avait JAMAIS effleurée (quelle naïveté !), dès que j’ai envisagé la grossesse, je me suis posé la question de « comment je fais si je dois être hospitalisée, alitée, arrêtée plus tôt que prévu et pendant une longue période ? ». La réponse est simple, si vous n’avez pas de prévoyance, personne ne vous verse de salaire, et bonjour la galère. Une prévoyance est là pour prendre le relai. Étudiez bien les contrats, et n’hésitez pas à poser plein plein de questions sur les clauses concernants la maternité ! Les prévoyances contiennent aussi souvent une clause pour enfant hospitalisé. On ne le souhiate jamais, mais ça peut arriver. Si votre enfant est hospitalisé, votre activité va s’en ressentir, et la prévoyance peut prendre en charge votre arrêt d’activité. 

-PRÉVENEZ VOS CLIENTS: même si votre grossesse est une surprise, vous avez maintenant quelques mois devant vous pour organiser l’après et la reprise de l’activité. N’hésitez pas à démarcher des clients, de construite des projets pour l’après. 

Si vous refusez des contrats pendant votre grossesse, ou si votre activité doit être modifié, il est  important d’en informer vos prestataires/clients. J’ai du refusé pas mal de contrats, notamment la création de contenu video pour une marque d’alcool, ou alors de réaliser des vidéo: j’assume totalement mon bidou, mais j’avais envie de protéger ma vie personnelle, et donc de ne pas afficher ma grossesse sur de trop nombreux supports. Prévenez votre clients que vous refusez ce contrat pour cause de grossesse (incapacités physique, manque de temps…tous les retours que j’ai eu ont étés adorables!), mais proposez à vos clients de reporter le projet pour votre retour.

En général, les personnes en face de vous se réjouissent de cette bonne nouvelle et garde dans un coin de leur tête le projet, et il n’hésiteront pas à le concrétiser plus tard. Si par malheur un client ne comprends pas la situation, posez-vous la question de si c’est un bon client !

ANTICIPEZ: Si vous êtes présente sur les réseaux sociaux, anticipez le fait que durant quelques temps, votre priorité ne sera plus du tout de prendre de jolies photos ou d’écrire des articles. Je vous conseille donc de prévoir du contenu avant la naissance. Pour ma part, je profite à fond de cette période du dernier trimestre (et j’ai la chance d’être encore très en forme) pour préparer tous mes articles de blog jusqu’en mars. C’est beaucoup de travail, mais je suis tellement passionnée par ce que je fais, que je n’ai pour le moment pas du tout envie de m’arrêter. 

-SE FAIRE AIDER-DELEGUER: pour mes derniers mois de grossesse, Caroline et moi avons prit une stagiaire rémunérée, et nous lui confions des tâches à tour de rôle. Je vous conseille vivement d’en faire autant. Si au début rémunérer une personne peut faire peur, j’ai préféré prendre une stagiaire et avancer sereinement dans mes projets, que de m’épuiser seule à la tâche. Car si au début de grossesse je n’étais gêné en rien, les shooting photos, rester 2-3 heures debout pour faire de la pâtisserie, sont des tâches qui sont devenus ardues dans le troisième trimestre. Avoir une aide m’a été très précieuse ! Merci Amélie 🙂

Votre conjoint peut aussi vous aider: si vous avez un e-shop, il peut très bien vous aider à l’expédition des commandes, emballages…Bref, tout ce qui est physique ! Concentrez-vous sur les tâches informatiques, où vous êtes assise, ou plus au calme. Sollicitez votre entourage, une fois n’est pas coutume, et en général, les personnes qui vous aime sont heureuses de vous apporter un soulagement, même si cela est de l’ordre du domaine professionnel. 

-AMENAGER SON LIEU ET MATERIEL DE TRAVAIL: cela fait des mois que vous pestez sur une chaise inconfortable ? Il est temps d’en changer ! Avoir une entreprise, c’est aussi savoir investir et la faire évoluer. En début de grossesse, essayez d’entrevoir ce que vous allez devoir changer/modifier/acheter, et essayez d’en estimer le coût. Par exemple, au bureau, je n’ai qu’un très grand ordinateur fixe. Il m’est vite apparue qu’il allait être indispensable que j’investisse dans un ordinateur portable, pour pouvoir travailler de la maison. Car, qu’on soyons honnête, en tant qu’indépendante, il est difficile de ne pas répondre au mail, d’oublier la compta, de faire l’impasse sur les déclarations TVA, CA, de ne pas répondre au demande de projets/devis pendant 3 mois !

-FAIRE UNE VALISE D’ENTREPRENEUSE: à l’image d’une valise maternité, je vous conseille de faire une petite valise des indispensables. Mes bureaux ne sont pas très loin de ma maison, mais franchement, je serais bien embêtée si je dois aller au bureau tous les quatre matins pour aller chercher un papier, une attestation…Prenez à votre maison ce qui vous semble important :

  • votre ordinateur portable
  • votre carnet de notes (si comme moi vous notez tout dans un carnet ! C’est pratique d’avoir avec soi les derniers projets sur lesquels on travaillait )
  • votre agenda
  • tous vos papiers d’indépendante reçus au cours de la grossesse

ÊTRE AU TAQUET ADMINISTRATIVEMENT : si comme beaucoup, vous êtes phobique de la paperasse, c’est le moment de travailler sur ce problème et de mettre à jour tous vos dossiers. Car un dossier à l’URSAAF ou au RSI qui n’est pas à jour, c’est un congé maternité qui vous passe sous le nez. Avouez, c’est dommage ! 

Prévoyez du temps, beaucoup de temps, pour tout mettre à plat: 

  • appelez des prévoyances et souscrivez un contrat si vous en ressentez le besoin
  • assurez-vous que vos cotisations sont à jours.Si ce n’est pas le cas, prévoyez quelques matinées pour réglez tout cela. Par exemple, j’avais un petit litige avec la MDA. Je pense qu’en tout, tout le temps que j’y ai passé (renvoyer 5 fois le même dossier, les appeller…) m’a pris environ 3 jours complets. Je me suis accrochée, car je savais que si ce litige n’était pas réglé, mon congé mat passerait à trappe. Et puis, c’est quand même mieux de partir sereine !
  • Étudiez votre mutuelle, pour être bien au fait de ce qu’elle prends en charge ou pas. 
  • Gardez bien précieusement TOUS les papiers que vous recevez !

L’AGENDA DEVIENDRA TON MEILLEUR AMI: moi qui suit organisée et qui arrivait à l’être sans trop être au taquet sur mon agenda, j’ai bien du me rendre à l’évidence: avec la grossesse, ma mémoire et mon cerveau étaient devenus de vrais passoires, et j’ai eu quelques beaux loupés de RDV, doublons d’ateliers, …bref, au premier trimestre, c’était un peu la pagaille. J’ai donc pris mon parti de TOUT noter dans l’agenda de mon ordinateur, que je peux consulter de mon téléphone. Ainsi, j’ai pu m’organiser et ne plus oublier mes RDV ou dead-line.

ADRESSES ET LIENS UTILES

  • https://www.reseau-mampreneures.org/
  • https://www.secu-independants.fr/

Sur ces bons conseils… Et si on goûtait ?

LA RECETTE DES GAUFRES DU NORD

POUR LA PÂTE

  • 250g de farine
  • 1 pincée de sel
  • 40g de sucre
  • 2 oeufs
  • 1/4 de cube de levure FRAÎCHE
  • 125g de beurre à température ambiante

POUR LA GARNITURE

  • 250 gr de vergeoise blonde
  • 125 gr de beurre coupé en dés
  • 1 gousse de vanille
  • 1,5 cuillères à soupe de rhum brun
recette gaufre du nord vergeoise Meert
recette gaufre du nord vergeoise Meert

Dans le bol du robot, mélanger tous les ingrédients pour la pâte, sauf le beurre. Incorporer le beurre en morceaux qand le mélange est homognène et bien travailler la pâte pour la rendre élastique, comme une pâte à brioche. Couvrir de film étirable et laisser lever  dans un endroit chaud (sur un radiateur, dans un four à 40°C…°) pendant 3 heures. Une fois la pâte levée et doublée de volume, faire 20 boudins. Faire chauffer votre gaufrier, et placer des boudins à l’interieur. Cuire 1 minute, ça va vite ! Dès que les gaufres prennent une jolie teinte un peu dorée, les sortir et les ouvrir de suite en deux. Attention de ne pas vous brûler ! Qaund les gaufres ont un peu refroidies, vous pouvez les fourrer généreusement. 

Pour le fourrage : fouettez le beurre pomade avec la vergeoise et les graines extraites de la gousse de vanille. Vous pouvez bien sur ajouter du Rhum, extrait de café, des épices…

Si vous voulez des gaufres avec le même look que les miennes, il vous faut vous fabriquer un gabarit en carton et les découper au ciseaux pour avoir des bords bien nets. Sinon, faites plutot de jolies boules avec cotre pâte, vous aurez de superbes gaufres rondes…Et pas de chutes ! 

recette gaufre du nord vergeoise Meert

4 Comments

  1. Félicitations ! Et merci pour cette article super et très clair.
    Je suis suis maman depuis 13 mois et auto entrepreneur depuis 4 ans. Pendant la grossesse j’ai eu une pêche d’enfer jusqu’à 2 semaines avant d’accoucher. Et puis après la naissance j’ai eu besoin de quelques semaines pour me visualiser de nouveau entrain de travailler. Et finalement 13 mois plus tard je reprend seulement mon activité. Rien ne m’a semblé aussi important que cette petite fille venue nous rejoindre.
    Plein de bonheur en perspective.

  2. Bonjour Rachel et félicitation pour cette super nouvelle ! Vous avez tout à fait raison, il manque d’articles et d’informations sur les futures mamans/jeunes mamans entrepreneuses. Merci donc pour cet article ! Pour le petit retour d’expérience, je suis maman d’un petit garçon né en janvier dernier (les meilleurs bébés vous verrez 😉 ). J’étais en plein processus de création d’entreprise mais encore salariée lorsque je suis tombée enceinte. J’avais pour objectif d’ouvrir une boutique physique dans la restauration, espérant pouvoir tout cumuler. Et là patatra, 8 mois d’arrêts de travail avec une grossesse très fatigante incompatible avec mon métier de barista patissière. Le projet est clairement passé au second plan. Bébé est arrivé et là encore, mes envies professionnelles ont évolué. L’envie de passer du temps avec lui en priorité avec en vision de fond l’énorme contrainte de temps passé au travail dans une boutique qui ne pourrait pas tourner en cas d’absence de ma part. Alors j’ai pris le temps de la réflexion et j’ai redessiné un autre projet, dans un autre domaine, en ligne, qui me permet de moduler mon agenda comme je le souhaite et d’avoir une certaine liberté.
    Tout ça pour dire que parfois, selon moi, la création d’entreprise ou la vie d’entrepreneure et une grossesse/un bébé peuvent être incompatibles pendant un temps et il faut bien avoir ces éléments en tête avant de se lancer, mais lorsque la fibre créatrice est là, on s’adapte et on ajuste en fonction de ces éléments qui font souvent partis de nos vies de femmes. Je trouve ça injuste parfois de devoir composer avec ça (notamment les grossesses difficiles) pour dessiner notre vie professionnelle mais lorsque je vois mon bébé je ne regrette rien et je me dis que c’est une période particulière de la vie qui ne nous empêchera pas d’aboutir à nos rêves le temps venu…

    • Bonjour Camille ! Merci pour votre commentaire et témoignage, c’est en effet très vrai, parfois la vie, la nature, le bébé, nous oblige à mettre entre parenthèse des projets, des ambitions. Merci de rappeller cette réalité.
      Les grossesses didiciles sont en effet un cas de figure cauchemadesque quand on est indépendante, d’où mon reflexe de prendre une prévoyance, qui assure un salaire en cas d’hospitalisation ou d’arrêt total.
      je trouve aussi que d’attendre un béb nous donne (quand la fatigue est passée !) une énergie plus profonde, une volonté assez monumentale !

      • Tout à fait d’accord. C’est encore plus vrai depuis que j’ai repris le chemin de la création je veux que chaque minute passée soit réellement efficace pour ne pas gâcher ce temps passé loin de mon bébé. J’ai jamais été aussi efficace je crois. 😉
        Bon courage à vous pour la dernière ligne droite ! 😊

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